5ème édition du rallye des 1000 Dunes

Fin Mars de cette année, s'est déroulée, dans le sud tunisien, la 5ème édition du rallye des 1000 DUNES organisé par Pistes Paralleles.


AUTO-COLLECTION.ORG y était présent et vous fait le récit jour par jour, de ce rallye atypique et intense.

Le concept est simple : partager, en 2 roues motrices construites avant 1985, l'ambiance des rallyes-raid africains des années 60-80.

Jour 1 : 26 Mars

Le rallye commence par une étape de liaison : rejoindre le désert au plus vite implique de devoir traverser la Tunisie du Nord au Sud en une journée. Un plongeon direct dans la Tunisie, via l 'autoroute pour commencer et... les petites routes pour finir.

Une fois les formalités de débarquement largement écourtées grâce à l'efficacité de Kais Chaibi (l'homme du terrain qu'une amitié de 10 ans lie à l'organisateur), le convoi, d'une dizaine de youngtimers s'élancent sur l'autoroute de Kairouan. Les paysages qui bordent les autoroutes ne sont jamais vraiment palpitants, alors on roule. Sortis des agglomérations, la circulation est loin d'être dense et le ruban de bitume se déroule librement au travers d'une nature qui se désagrège lentement mais visiblement au fur et à mesure que le « Sud » approche.

Les arrêts sur l'autoroute sont l'occasion pour les participants de mieux faire connaissance et de découvrir les autos. Une 4L arrive, suivie d'une BMW 1602, puis d'un R12 et du peloton. On prend le temps de se faire faire un sandwich de bon pain rempli d'ingrédients à la demande et fait devant vous avec le sourire. On est déjà loin des aires d'autoroutes françaises...

Les kilomètres défilent et la chaleur monte malgré un ciel trouble. En cette fin Mars, venant d'une Normandie fraiche et humide, la sensation est agréable. Après la vaste région des oliviers, les palmiers font leur apparition, ponctuant un paysage de plus en plus aride. On approche de Gafsa et du brulant Chott El Jerid.

L'arrivée à l'hôtel de Gafsa est appréciée. Au milieu de rien, un havre de verdure surgit, superbement fleuri, avec au milieu, l'hôtel à la déco intérieure, curieux mélange de culture arabe et de luxe outrancier occidental.

C'est l'occasion pour le groupe de se réunir autour d'un verre et, pour les « récidivistes », d'initier encore les « nouveaux » à ce qui les attend, dans le « Grand Sud » comme l'appellent les tunisiens.
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Première du convoi, la 4L et son équipage féminin
Les capots s'ouvrent, on parle mécanique et préparation
Rencontre avec un Steyr-Puch
Rencontre avec un Steyr-Puch
  

Jour 2 : 27 Mars

Tout le monde se retrouve sur le parking à 8 heures pour le premier briefing et la descente du plateau de la Panda, gagnante du Rallye de l'Atlas en 1986 (Maroc) . Une Land-Rover s'improvise table de distribution des road-books. Kais Chaibi commente les pages du jour. Nous ne sommes pas encore dans le Grand Sud, donc aujourd'hui, direction Sud avec quelques spéciales dans les vallées, la traversée du Chott, et la piste de sable pour rejoindre le campement de Zaafrane, véritable oasis aménagé au milieu du désert.

C'est parti! Direction la station service; Pour commencer, plein pour tout le monde. Après quelques kilomètres de route, on quitte le goudron pour s'engouffrer dans une vaste vallée sans fin pour la toute première spéciale de régularité.
Si la piste semble bien tracée au début, il n'en est pas de même par la suite et le copilote doit toujours avoir un œil sur le road-book. Les autos partent à fond, à 2 minutes d'intervalles mais... la GS n'arrivera pas tout de suite... une erreur de bifurcation et c'est parti vers l'inconnu... En l'attendant, le convoi s'arrête peu après la piste dans un bar planté au beau milieu de collines arides. Fort heureusement, la vallée est cernée de cordons montagneux, et la GS, stoppée par un ravin infranchissable, sera vite rattrapée par le 4x4 de Kais Chaibi.

C'est reparti et après une piste descendante et caillouteuse, on arrive subitement sur une surface plate et blanchâtre à perte de vue, ponctuée parfois, comme des iles, par quelque butte sur laquelle survit une maigre végétation. On aborde le Chott El Fedj. Au volant de son auto, ce paysage renvoie une impression surréaliste de liberté. Limitée tout de même car il est déconseillé de trop sortir de la piste tracée. Le sol est une croute de sable et de sel posée sur un mélange humide parfois instable.
Paysage grandiose que ce sol blanc et ces dunes beige-rosé. Une chevauchée fantastique est improvisé dans cet espace sans fin, plat et doux pour les suspensions. De l'autre côté du Chott, les premières dunes de sable font leur apparition. Au détour d'une de ces dunes, deux tentes berbères nous attendent pour le déjeuner typique avec l'excellent pain cuit dans le sable.
En ce deuxième jour, le choc thermique est puissant : le soleil devient cuisant.

En repartant, la GS montre des signes de surchauffe et son vapor-lock chronique ralentit le convoi. C'est normal : le moteur de la GS, à refroidissement par air, avait été conçu en tenant compte de l'évacuation de l'air chaud par le dessous de l'auto pour son refroidissement, or la plaque de protection est trop étanche pour cela. Il faut absolument aérer le moteur tout en gardant la dite plaque.
Choix est donc fait de rouler capot bien entre-ouvert pour rejoindre le premier atelier mécanique du prochain village. Là, le garagiste du coin n'hésite pas à prendre la tronçonneuse pour ouvrir 2 aérations entre les nervures du capot. L'air chaud pourra sortir.
Avec tout ça, le soleil descend et le campement est encore loin devant . La piste qui nous attend pour y parvenir, passe dans les dunes. De plantages en remorquages, nous arrivons au campement de Zaafrane à la nuit, dans un décor surréaliste.
Après une telle journée, la courte douche froide sera la bienvenue, comme les coussins du bar où tout le monde va se retrouver.
  

  

  

  

  

  

  

  

Briefing de départ
Départ de spéciale pour la Panda
140CV pour 700 Kg, ça décoiffe !
La 4L décolle la poussière...
Attention au départ !
La mécanique de la Panda, avec son compresseur
Pause "thé à la menthe" et "sandwitch au thon" en attendant la GS qui s'est perdue.
Le Chott el Fedj
Démarrage de la "chevauchée fantastique"
Un remake de "La fureur de vivre" ?
Horizon dégagé, pas de radars et revêtement lisse... alors c'est "pied au plancher" !
Déjeuner sous tente berbère, le soleil brûle nos peaux hivernales
    

  

   
Départ en trombe pour la R12
Arrivée chronométrée de la spéciale
Ouverture d'ouïes de capot pour le refroidissement
"Efficace ! on pourrait y mettre les merguez !"
Quelle galanterie, messieurs !

Jour 3 : 28 Mars

Etant arrivés de nuit, au réveil, on se rend compte de l'endroit où l'on se trouve : un campement de tentes et de huttes posées sur le sable, au milieu d'un jardin luxuriant. Mais l'horizon est masqué par un cordon de dunes et d'arbustes qui encerclent le campement. Ni une, ni deux, il faut aller voir ce qu'il y a derrière... On découvre alors un paysage de dunes à perte de vue dont la grâce des formes est relevée par les rayons du soleil levant. On a envie d'aller y courir, mais pas le temps : la rosée a formé une croute sur le fech-fech, il faut en profiter et partir maintenant pour mieux surfer sur le sable et limiter les plantages. Le briefing est donné aux portes du campement, moteurs ronronnants.

Mais apparemment, la rosée n'aura pas été suffisante, et ceux qui oublient de « godiller » dans le sable se plantent irrémédiablement.
C'est simple à comprendre, mais pas toujours d'y penser au bon moment au bon endroit : dans le sable mou, il est nécessaire de « godiller », c'est-à-dire donner des coups de volants sensibles, sans perdre son cap, pour mieux évacuer le sable sous les roues plutôt que de le pousser inutilement et perdre de la vitesse jusqu'au coulage. Quelques plantages légers donc, mais la douceur du matin est agréable et sortir les copains du sable n'est jamais une corvée

Après avoir rejoint un peu de goudrons, on s'enfonce sur une piste sablonneuse, mais dont le fond est dur. C'est la première spéciale du jour : une longue ligne droite pour commencer... un beau virage sablonneux, puis une piste moins marquée ou le respect de road-book est primordial.

Le déjeuner aura lieu en plein désert après 1 heure de slalom entre les dunettes. La chaleur est torride et la grande hutte de feuilles de palmiers est bienvenue. Nous y dégustons un excellentissime tajine, cuit dans une amphore dans le sable. Un pur délice et le mot est faible !

En repartant, la GS, encore elle, a des problèmes de carburation. Elle aspire trop de sable et il faut redémonter le carburateur pour un nettoyage. Suite à ça, elle se verra greffer un nouvel appendice à travers le capot, afin que le moteur aspire de l'air à l'extérieur .

Ayant pris un peu de retard, il faut maintenant rejoindre Ksar Ghilane , oasis de palmiers avec au centre, une source d'eau chaude où il est possible de faire une agréable trempette à tout moment. Mais la nuit tombe, la température baisse et l'aventure n'est pas finie : il faut franchir la passe du Bibene (gros cordon de dunes) et rejoindre le campement de Zmela qui est à une trentaine de kilomètres... de sable... sur une piste étroite où tout dépassement est quasi impossible.
Si une voiture se plante, c'est toutes les voitures qui se planteront. Il faut donc rouler et ne pas s'arrêter et c'est un régal : des montagnes russes sur du velours dans son auto. Mais c'était sans compter les récentes tempêtes de sable qui, plus loin, avaient profondément modifié la physionomie de la piste. Des cordons de sable abrupts apparaissent en travers de la piste et le convoi se plantera, de nuit, au milieu de nulle part. Le froid presque oublié commence à piquer. Les 4x4 de l'assistance sont appelés en renfort et tout le monde finira par se retrouver vers 1 heure du matin, autour d'une grande tablée animée même si des traits de fatigues sont présents.
Une bonne nuit va être bienvenue. Les tentes, véritables chambrées éclairées d'un bougie sont revêtues de tapis au sol, et le nombre de couvertures présentes sur chaque lit de camp laisse présager de la fraicheur nocturne légendaire des déserts...
  

  

  

  

  

  

  

  

  

Le magnifique campement de Zaafrane avec tentes et bungalows
Lumière magique que ces rayons de soleil qui flirtent avec les crêtes de dunes
Briefing et rappel des trucs de conduite dans le sable mou
A ce niveau-là, ce n'est plus du coulage, mais du forage !!
Commande d'accélérateur grippé : le sable fait des siennes...
Magnifique travers de la BMW en sortie de virage
Arrivée à Ksar Ghilane
La R12 en plein appui
Un bruit de ferraille sur la Visa GTI : c'est la plaque de protection qui se dévissait.
C'est la pause
Dépoussiérage du circuit d'admission
Les chefs : Henri Fulton et Kais Chaibi
Point de ralliement avant la passe du Bibene, on attend les autres participants
Dégonflage maximum des pneus pour affronter le cordon de dunes du Bibene
Mickey3D le disait : "On a commencé à polluer les déserts"
Un doute sur l'itinéraire ? on se pose dans un creux et on va voir les environs avec le road-book
Chronique de plantages annoncés
"On s'en est sorti !", alors, en attendant les autres, on sort la viande des Grisons et le petit vin blanc !
  

Jour 4 : 29 Mars

Comme le matin précédent, le réveil, tôt, est motivé par la curiosité de découvrir l'environnement et aussi d'apporter quelques soins aux autos. Les tentes sont disposées en rond au milieu des dunes, la chaleur est déjà revenue. Le petit déjeuner est agréable avant d'ouvrir les capots. Niveaux, nettoyages de filtres à air, de carburateurs, rangement plus logique et... plus stable, etc.
La journée va être plus « cool », avec des étapes plus courtes, alors on prend le temps de peaufiner le check-up.
Devant repartir par où l'on est venu, va falloir refaire de la piste de sable. Et comme tout le monde commence à bien y prendre goût, c'est dans l'euphorie que se fait le départ.

Entre 2 épreuves de régularité, on passe dans les environs de Matmata, région connue pour son habitat troglodyte. On y dormira le lendemain soir.

Et nous arrivons finalement dans la « grand ville du Sud », Tataouine, et son foisonnement de vie. La région est pauvre et le chômage important, mais partout, des petits commerces vendent de tout. L'équipage de la GS trouvera même un ventilateur d'origine pour quelques dinars et l'équipage de la R12 se fera refaire à façon des supports de pare-choc conformes à l'origine, car ils avaient été un peu malmenés la veille. Arrêt à la station pour le dépoussiérage obligé des mécaniques. Puis direction l'hôtel Sangho pour un peu de repos et de fraicheur.
Ce très bel hôtel est une oasis à lui tout seul. Les vastes chambres sont toutes de plein-pied, construites en pierre du pays, selon l'architecture locale, et disséminées dans un jardin magnifiquement fleuri et entretenu avec goût et simplicité.
  

  

  

  

L'équipage féminin
Le campement de Zmela en plein désert
Dépoussiérage des filtres à air
Kais indique où le sable est le plus dur, ou du moins... le moins mou...
La 205 est littéralement posée sur le sable : pas d'autre solution que de se faire tirer
Coulera ? coulera pas ?
Lieu historique.
    

  

    
Station service du désert. Pas de pompes, mais des entonnoirs !
La carte indiquait un bled : Bir Soltane. En fait, il n'y a qu'un café
Le barman de Bir Soltane
Le café tapissé de cartes de visites et de tags laissés par les voyageurs
Vieilles habitations troglodytes de Matmata
Opération sourires

Jour 5 : 30 Mars

C'est la journée où l'on touchera le point le plus Sud du parcours.
Nous quittons donc Tataouine en direction du Sud encore. Le vent s'est levé et l'horizon est bouché par un voile ocre. « Nous allons avoir une tempête de sable », nous dit Kais, « espérons qu'elle ne soit pas trop violente ! », faute de quoi il faudra annuler les spéciales prévues.

Effectivement, plus on roule, plus la visibilité se réduit et plus la chaleur monte. Le sable oblige à rouler toutes vitres fermées transformant les habitacles en fours. Par une température avoisinant les 40°, la première spéciale nous amène à un carrefour de pistes où se trouve un point d'eau. Tous les élevages, de chameaux comme de moutons, convergent pour s'y abreuver.
Roulant avec le 4x4 qui fermait la marche, un vent de frayeur parcouru, l'espace d'un instant, les organisateurs : aucune voiture n'était à l'arrivée...! En fait, elles s'étaient toutes réunies derrière le point d'eau !
Le vent de sable est de plus en plus cinglant, poussant certains participants à s'improviser une tenue "spéciale anti-sable". Mais la luminosité, très particulièr, avait quelquechose de magique.

Puis on reprendra ensuite la direction du Nord en direction de Matmata, via le magnifique village de Toujene, enfoncé dans une profonde vallée en cul-de-sac. Une pause rafraichissante sera bienvenue dans le café qui surplombe ce village, offrant un panorama incroyable.
  

  

  

  

Superbes lauriers roses à tataouine
Le vent se renforce
Le point d'eau
Surtout ne pas se perdre...
Tenue "anti vent de sable"
    

  

   
Départ de la dernière spéciale du jour
La BMW, toujours très à l'aise dans les virages
Le convoi passe à Toujene, vu du haut de la montagne d'en face
Do not disturb ! le boss de Lov-Tunisie boit son thé.
L'arrivée sur Matmata
L'hôtel troglodyte de Matamata

Jour 6 : 31 Mars

Une journée plutôt tranquille pour rejoindre Gafsa

Plusieurs épreuves de régularité sont organisées tout au long de la journée, sur de belles pistes alternant sable et cailloux. Le paysage est désertique mais l'on y croise de temps en temps une famille d'agriculteurs avec leur âne, dont on ne sait d'où ils viennent et où ils peuvent bien aller, mais la rencontre est toujours joviale.

Pas de soucis mécaniques particuliers, aujourd'hui, si ce n'est la 205 dont l'échappement se déserre dans un bruit de dragster.

Après le déjeuner, pris dans un restaurant gardé par un beau rapace, les participants reprennent la route avec la traversée du lac salé, le Chott El jerid, mais cette fois, d'Est en Ouest, par la longue ligne droite goudronnée. La route est parsemée d'échoppes où l'on vous propose systématiquement d'acheter les roses des sables typiques du coin, car brillantes et cristallisées par le sel.
  

  

  

Rencontres improbables... et toujours le sourire tunisien
L'équipage de la 205 remportera le prix du fair-play
L'équipage de la GS
Réparation de l'échappement de la 205
    

Jour 7 : 1er Avril

Aujourd'hui, direction Kairouan par les petites routes et pistes de montagne.
Au beau milieu d'un petit village, entre 2 maisons basses, un petit chemin s'éloigne vers l'horizon rocailleux. Vérification faite sur le road-book, c'est bien ce chemin qu'il faut emprunter. Cette piste descend en serpentant dans une vallée et chose curieuse, plus on s'enfonce, plus l'on semble aller dans un cul-de-sac, une sorte de cirque entouré de falaises et sans apercevoir la moindre piste en sortir. C'est la passe de Bou Saad, un véritable entonnoir naturel avec au fond, sa voie étroite creusée par l'érosion sur plusieurs centaines de mètres et terminée par l'homme pour éviter un détour de 200 Km. Les voitures devront y passer une par une, sachant que par endroit, on ne peut ouvrir une portière tant les parois sont abruptes et rapprochées. Une fois franchie, l'horizon se dégage sur une plaine et le convoi repart en direction de Bou Hedma et son parc national historique où un pic-nic original nous attend.
En arrivant au Parc, ce sont des eucalyptus majestueux car centenaires qui nous accueillent et au pied desquels on déjeunera. Ce parc, créé en 1936 sur 16500 hectares est un vestige unique d'une savane presaharienne. La flore y est variée et ancestrale avec , entre autres, les acacias tortilis que l'on ne retrouve qu'ici. Gazelles, oryx, mouflons et autruches y paissent en toute sérénité comme il y a quelques milliers d'années. Il faut dire que cet ensemble est maintenant inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Tout le monde se réunit maintenant autour d'une énorme « taupinière » que des tunisiens ouvrent par le haut. C'est le four dans lequel les brochettes de moutons ont longuement cuit à l'étouffée. Alliée aux crudités habituelles, et au couscous, cette viande est absolument succulente. Finalement, les modes de cuisson rudimentaires et ancestraux sont bien les meilleurs qui soient.
Une fois la digestion bien entamée, tous repartent pour une visite du parc que l'on aura le privilège de faire dans sa voiture, au pas, et ce, grâce à l'Office National du Tourisme Tunisien. Les gazelles rapides, qui bondissent devant le convoi au beau milieu de cette savane originelle, donnent la curieuse impression d'avoir été propulsé dans une région subsaharienne.

Après cette escapade en savane africaine, il nous faut rejoindre la civilisation et la ville sainte de Kairouan. Nous arrivons de bonne heure à l'Hotel Kasbah, un magnifique hotel aménagé avec goût dans la plus pure tradition arabe. Et pour cause, il s'agit de l'ancienne prison de la ville. Et l'on a toujours une pensée pour ceux qui ont fréquenté ces lieux jadis, lorsque l'on boit un thé dans une alcôve qui n'est autre qu'un ancien cachot. Situé en centre ville, tout à chacun est libre d'aller visiter cette vieille ville magnifique.
  

  

  

  

  

  
La passe de Bou Saad
Le staff de Lov-Tunisie, avec Kais, le Doc et Wallid
Le 4x4 de Kais ferme la marche
Sortie de la passe de Bou Saad
Wallid en tombe sur le c...
L'ouverture du four
Les gigantesques eucalyptus centenaires
L'hôtel Kasbah de Kairouan
    

Jour 8 : 2 Avril

La fin approche : étape de liaison autoroutière pour rejoindre Tunis, puis le village touristique de Sidi Bou Saïd. Promenade pour les uns, achats de souvenirs pour les autres, farniente pour d'autres encore, et déjeuner de spécialités de poissons sous les derniers rayons de soleil tunisien, avant de reprendre le bateau pour l'Europe.

En mer, chacun revient sur les moments forts du rallye, dans une convivialité que seul le partage de ces moments peut créer. C'est décidé : tous ou presque reviendront avec des autos mieux préparées. Et cette 6ème édition (départ le 24 Mars 2011) sera encore améliorée avec des étapes plus courtes, mais plus de sable, plus de navigation et moins d'assistance... avant que la nuit ne soit tombée !
     

L'équipage de la BMW, gagnants des épreuves de régularité

Eric HIERRO
En passant le bonjour à tous les participants


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